La Presse

 24-04-19

Avec le printemps, l’activité des tiques va s’intensifier et atteindre son pic. Dans le cadre du projet OHTICKS, l’Inra et l’Institut Pasteur mènent une recherche clinique sur les maladies transmises par les tiques dans 4 centres hospitaliers en France*. Ils cherchent à inclure dans une recherche des personnes piquées par des tiques, et développant des symptômes inexpliqués dans les 6 mois suivant la piqûre afin de rechercher les agents infectieux responsables de ces symptômes. Les résultats seront utilisés pour développer de nouveaux tests de diagnostic, promouvoir une meilleure information du public et améliorer la prise en charge des maladies à tiques.

En savoir plus : www.ohticks.fr/recrutement

Le diagnostic de la maladie de Lyme chez de personnes qui ont été piquées par des tiques peut parfois s’avérer négatif avec les tests actuels alors même que ces personnes présentent des symptômes évocateurs de la maladie de Lyme. Chez d’autres, pourtant diagnostiqués positifs à la maladie de Lyme, le traitement antibiotique reste inefficace. Pourquoi ? Plusieurs hypothèses sont envisagées : d’autres microbes connus ou inconnus pourraient être transmis par les tiques et pourraient être responsables des symptômes. Ou bien, il y aurait des co-infections entre les bactéries responsables de la maladie de Lyme et d’autres microbes, bactéries parasites ou virus qui pourraient être résistants au traitement antibiotique prescrit. Ce phénomène de co-infection entre différents microbes transmis par les tiques, compliquerait les dépistages, les diagnostics cliniques, sérologiques ou moléculaires.

C’est dans ce contexte qu’a émergé le projet OHTICKS financé par l’ANR, auquel l’Inra, l’Institut Pasteur et 4 CHU participent. Depuis le printemps 2018, l’équipe d’OHTICKS a mis en place dans 4 centres hospitaliers en France*une cohorte de suivi de personnes piquées par une tique et présentant différents symptômes. Grâce à des approches basées sur les nouvelles méthodes de détection et de séquençage à haut débit, l’objectif est de détecter, identifier et isoler des micro-organismes non suspectés, peu connus ou nouveaux à partir de prélèvements de patients souffrant de syndromes inexpliqués après piqûres de tique. Ces travaux visent à mieux caractériser les maladies transmises par les tiques et à améliorer le diagnostic des maladies à tiques chez l’Homme.

 

Pour participer à la recherche clinique OHTICKS, il vous faut :

  • avoir plus de 18 ans

  • signaler sa piqûre et envoyer sa tique piqueuse dès la piqûre (ou la photo) avant même l’apparition de symptômes, avec l’application (ou le site web) Signalement tique.

  • puis, avoir des symptômes inexpliqués dans les 6 mois suivant la piqure.

  • être en mesure de se rendre régulièrement dans un des quatre centres hospitaliers investigateurs : *CHRU Besançon, CHU Garches, Paris CHU St Antoine et CHU St Etienne.

 

Plus d’informations sur la recherche : www.ohticks.fr/recrutement

Cette recherche a bénéficié d’un avis favorable d’un Comité de Protection des Personnes.

 

Signalement de votre piqûre : www.citique.fr / www.ohticks.fr

 

Au sujet de la maladie de Lyme

 

En Europe, les tiques sont les premiers arthropodes vecteurs d’agents pathogènes pour l’Homme et les animaux domestiques et l’incidence des maladies transmises par les tiques est en augmentation. Chez l’Homme, la maladie à tiques la plus fréquente est la borréliose de Lyme, avec 90 000 nouveaux cas estimés chaque année en Europe (300 000 nouveaux cas chaque année aux Etats-Unis). Les tiques sont également le premier vecteur de maladies animales dans le monde, en particulier chez les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins, équidés) et les animaux de compagnie (le chien en particulier).

Les tiques contiennent dans leur salive de nombreux agents infectieux dont certains peuvent être transmis à l’homme et aux animaux. Transmis par la tique Ixodes ricinus, le plus connu, la bactérie Borrelia burgdorferi, est responsable de la maladie de Lyme. Cette maladie se déroule classiquement en 3 phases : la phase primaire, caractérisée par l’érythème migrant (une lésion sur la peau) et les phases secondaire et tertiaire qui comprennent des symptômes neurologiques et/ou rhumatologiques (articulaires) et/ou cutanés. En dehors de Borrelia burgdorferi, la tique Ixodes peut également porter et transmettre de nombreux autres microbes. La moitié des microorganismes vectorisés par les tiques ne sont pas connus et ils sont peut-être impliqués dans les maladies transmises.

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