Lyme, chez les animaux sauvages  
            et les prédateurs des tiques
             Nos Aliés contre la maladie  
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On pourra par exemple installer une clôture pour empêcher le passage de chevreuils qui constituent la source de nourriture de plus des trois-quarts des tiques adultes, et sont donc essentiels à leur reproduction.

Pour les rongeurs, mulot sylvestre ou campagnol roussâtre, la tâche s’avère plus compliquée. Contrôler leur population par piégeage demeure en effet peu efficace, ces derniers et leurs tiques recolonisant rapidement les endroits. La solution consisterait à les déparasiter eux aussi à l’aide de pièges automatiques spécialement créés à cet effet.

C’est de cette façon que des citoyens du New Jersey ont fait chuter de 90 % l’abondance des tiques et la prévalence de l’infection de Borrelia burgdorferi (l’agent infectieux de la maladie de Lyme) après seulement deux ans d’utilisation.

Les animaux sauvages gros (cerfs, biches, renards, sangliers ... et petits (souris, rats, mulots, campagnols, écureuils...) sont insensibles aux bactéries et virus qui les habitent.


Les tiques sont des vecteurs de ces bactéries . En conséquence, elles ne s'inquiètent pas de ces bactéries infectieuses lors de leur repas sur les animaux sauvages. Elles les aspirent avec le sang qu'elle stocke dans son abdomen qui se met à grossir. Il peut y avoir simultanément jusqu'à 200 tiques à faire un festin sur un gros animal. Un cerf peut nourrir un million de tiques par an !!!

les animaux sauvages peuvent constituer un énorme réservoir de tiques ainsi que de contamination des nouveaux territoires. Les animaux sauvages peuvent se déplacer sur  des longues distances

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La maladie de Lyme est une maladie infectieuse et bactérienne, transmise lors d'une morsure de tique. ... La bactérie de la maladie de Lyme est un spirochète qui est porté par de très nombreuses espèces d'animaux sauvages, comme les sangliers, les cervidés, les petits rongeurs, mais aussi le bétail

Les tiques ne sont pas naturellement infectées, elle se contaminent en se nourrissant du sang des animaux sauvages infectés. Les tiques responsables de la maladie de Lyme sont observées le plus souvent dans les forêts et les zones envahies par les herbes, entre les bois et les espaces ouverts.

Les tiques ne se déplacent pas loin par elles-mêmes. Cependant, la propagation des tiques par différents vecteurs (rongeurs, oiseaux migrateurs, animaux domestiques) fait qu'il est possible de se faire mordre en dehors des bois et des espaces naturels. Elles peuvent par exemple se coller aux oiseaux migrateurs et tomber loin de leur emplacement d'origine.

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Santé animal
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Maladie de Lyme : l’importance de la faune sauvage dans la lutte contre les tiques est démontrée

Une étude menée au Kenya montre que les effets combinés du déclin de la biodiversité sauvage et du changement climatique influent sur l’abondance de tiques et donc sur le risque de maladies. À l’échelle mondiale, les tiques sont considérées comme les premiers vecteurs de maladies chez les animaux sauvages et domestiques. Rien que pour les bovins, les pertes annuelles dues aux maladies transmises par les tiques sont estimées à près de 14 milliards de dollars. Les résultats montrent que l’absence de grands mammifères a un impact très lourd sur la population de tiques dans une région donnée.

 

Les maladies zoonotiques transmises par les tiques sont une préoccupation croissante dans le monde. Maladie de Lyme, fièvre Q, encéphalites, tularémie et autre fièvre boutonneuse ont des impacts significatifs sur la santé, animale et humaine. Or selon l’étude menée par l’université de Californie, l’abondance des tiques vecteurs de ces fièvres devrait augmenter dans le futur, en raison de la combinaison de deux phénomènes : le déclin de la faune sauvage et le changement climatique. Via un test expérimental à grande échelle, mené sur une période de 13 mois en Afrique, les effets synergiques de ces deux phénomènes sur les tiques et leur pouvoir pathogène ont été démontrés.

L’exclusion totale de la faune augmente l’abondance totale des tiques de 130 % dans les sites à humidité modérée et de 225 % dans les sites plus secs. Ainsi, l’effet de l’absence de faune sur l’abondance des tiques va croissant à mesure que l’aridité augmente.

En faisant varier les degrés d’exclusion de la faune, l’abondance totale de tiques est passée de 170 % quand seuls les grands herbivores étaient absents, à 360 % quand tous les grands mammifères sauvages étaient exclus. Plusieurs autres variables et leurs interactions ont été testées, comme la pluviométrie, l’espèce de tique (Rhipicephalus pravus, R. praetextatus, R. pulchellus), leur stade de développement, leurs hôtes, etc.

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Animaux Aliés
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Pour éviter la maladie de Lyme et d’autres, mieux vaut ne pas croiser ces 6 animaux qui se promènent impunément dans la nature et risquent de transformer vos vacances en cauchemar. Prudence…

1. Les moustiques

2. Les tiques

3. Les méduses

4. Les renards et les rongeurs

5. Les rats

6. Les serpents

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